Portrait: L’Atelier vélo

En juin 2018, Les Boîtes à Vélos ont postulé au Challenge Gare Partagée en proposant « L’Atelier Vélo du Président Kennedy ». 3 jours d’accélération et un pitch plus tard Charlotte Niewiadomski, Grégory Pigier et Philipe Leclerc, les 3 porteurs de projets réunis sous la même enseigne sont lauréats du Challenge 2018 et pourront donc déployer leur projet dans la gare de Nogent-le-Perreux (RER E) mais également en gare d’Avenue du Président Kennedy (RER C).

Nous rencontrons Charlotte et Philippe pour faire le point sur leur projet et parler de leur expérience.

Tout d’abord pouvez-vous vous présenter personnellement en quelques mots ?

Charlotte : J’ai fondé Bicycl’aide il y a 10 ans avec un double objectif : le premier est la promotion de l’usage du vélo comme un mode de transport à prendre au sérieux dans nos villes, le deuxième est la création d’emploi à travers des activités de réparation de vélos, d’animation et de réemploi. J’ai rejoint les Boîtes à Vélo à sa création pour m’associer avec d’autres entreprises qui portent cette conviction. Aujourd’hui nous sommes tous les 3 associés aux Boites à Vélo
Philippe : J’ai cofondé Ridy avec mon associé Nicolas il y a 2 ans. On est fans de vélo et nous portons une volonté commune de promouvoir l’utilisation du vélo au quotidien pour en faire un mode de transport privilégié. L’idée est de simplifier l’expérience de réparation, que cela devienne un plaisir. Avec Ridy, j’ai rejoint les Boîtes à Velo cette année.

Expliquez-nous votre parcours jusqu’ici

Charlotte: J’ai travaillé dans le social pendant 15 ans. C’est l’accompagnement des personnes en difficultés qui m’a motivé à créer de l’emploi via le lancement d’une entreprise.
Philippe : J’ai fait des études de commerce à Bordeaux puis j’ai voyagé à la sortie de mes études. J’ai un peu d’expérience en évènementiel mais à 26 ans Ridy est ma plus grande expérience professionnelle.

Décrivez-nous votre projet en gare

Nous portons le projet de faciliter l’usage du vélo au quotidien en proposant des réparations accessibles. L’idée est de faciliter l’accès à l’entretien de son vélo en le proposant sur un lieu de flux important. Nous voulons sensibiliser les utilisateurs de la gare aux nouvelles pratiques de l’intermodalité. Paris est certes déjà bien servi en solutions de transports mais il s’agit de proposer une nouvelle expérience et de se servir de cette multitude de solutions de transport pour proposer une offre plus complète.
Nous voulons également nous servir de l’expérience de nos 3 entreprises pour apporter un accompagnement optimal, là aussi plus complet aux voyageurs franciliens.

Comment avez-vous connu le Challenge Gare Partagée ?

Charlotte : C’est moi qui ai eu connaissance du Challenge en première. Je suis suivi par l’association Projet 19, couveuse de projets solidaires qui m’a donc parlé du Challenge Gare Partagée. Nous 3, membres des Boîtes à Vélo avions commencé à travailler ensemble et nous avons vu en cette occasion une opportunité de monter un nouveau projet important et porteur de valeurs que nous partageons.

Qu’en avez-vous vous pensé de ce Challenge ?

Les 3 jours d’accélération ont vraiment permis d’impulser le projet, de nous donner de l’énergie pour booster le projet. Nous avions des interrogations sur la viabilité du projet, si ce dernier allait plaire à SNCF. Nous avons vite été rassurés, notre idée a même évolué grâce à l’accompagnement et le programme de ces trois jours.
Ces journées ont été denses et ont fédéré. Elles nous ont permis de nous poser, d’approfondir notre projet et de confirmer son intérêt. Nous nous sommes rapprochés durant l’élaboration de ce projet et cela a permis de porter un impact plus fort dans la cohésion de notre association.
Le Challenge nous a également sensibilisé à des données techniques que nous ne maitrisions pas forcément, des aspects marketing aussi. Par exemple comprendre qu’un voyageur SNCF n’est pas un client lambda, il possède des spécificités dues aux habitudes liées à la fréquentation d’une gare SNCF.
Notre projet et notre idée a été conforté et a même évolué puisque nous nous projetterons finalement sur deux gares, Nogent-le-Perreux et Avenue du Président Kennedy, au lieu d’une seule. Cela nous donne de la confiance, renforcé par le fait d’être soutenu par une grosse structure qu’est SNCF.

Quels sont vos autres projets personnels ?

Charlotte : Pour moi la priorité est de consolider les bases existantes avant de se lancer dans d’autres projets avec mon entreprise. D’autant que le projet SNCF avec l’association va nous prendre beaucoup de temps et d’énergie.
Philippe : Ma volonté est de continuer l’activité de réparateur de vélo et c’est un travail de tous les jours. L’activité évolue constamment et il faut s’adapter.
Nous sommes à l’affut de nouveautés et l’innovation est permanente.
Le plus important dans notre métier est de comprendre que nous ne drivons pas les nouvelles mobilités, mais que sans nous, sans les pourvoyeurs d’offre de mobilité, ces innovations et ces pratiques ne peuvent pas perdurer. Nous sommes acteurs de l’évolution de l’inter-mobilité.

Un dernier mot ?

Nous sommes simplement très contents et fiers d’être accompagnés et de porter ce projet.

Nous vous invitons à visiter les sites de nos lauréats